Le blog KWI

Son expérience, KWI la partage. En toute transparence. Un blog pour témoigner, pour montrer, pour échanger. Fil rouge d’une histoire à suivre, à raconter ensemble…

Metteur en route : 
une fonction méconnue, pourtant riche et évolutive

Témoignage de Corentin FAVREL, décembre 2014

Voici la définition classique que l’on trouve sur le WEB :

“Le metteur en route est un ingénieur qui a pour mission de s’assurer du bon fonctionnement des installations et réglages afin de préparer au mieux la mise en route. Vrai chef de projet, il doit établir et assurer le respect des process et du planning de mise en route. Une fois les installations en opération, le metteur en route aura un rôle d’assistant technique et vérifiera que les installations sont opérationnelles et conformes.”

Cette description, trop généraliste, n’aide pas les personnes susceptibles d’être intéressées par ce métier à en découvrir toutes les facettes.

Je vous propose de partager mon expérience professionnelle et mon ressenti.

J’ai 28 ans, et cela fait 3 ans que je suis metteur en route chez KWI France.
Aucune personne de mon entourage ne connaissait ce métier, d’où les raccourcis faciles du genre “tu es là pour tourner la clé et c’est fini…”.
Ayant exploité auparavant une station de traitement des eaux, je peux vous dire que la mise en service est très loin de cette image. Le metteur en route est en fait le dernier maillon de la chaîne sans qui la station ne peut démarrer.
Chez KWI, le métier de metteur en route est vaste et séparé en deux parties bien distinctes :

La partie pratique, c’est-à-dire la mise en service en elle-même
La partie administrative : création des documents d’exploitation et de formation

Je réalise aussi, en collaboration avec notre Directeur M. RICHARD, des essais labo. Ces analyses concernent soit le suivi d’une mise en service, soit des effluents reçus d’un potentiel client pour dimensionner nos équipements.

La partie pratique :
Chaque mise en service suit un protocole particulier. Cependant, chaque metteur en route opère suivant sa propre méthode de fonctionnement dans le respect des règles de sécurité.

Le travail se fait toujours en relation avec un automaticien car nos stations sont gérées essentiellement par des IHM (interface homme machine : écran tactile).
Je travaille donc en collaboration pour tester électromécaniquement tous les appareils (sens de rotation des pompes, calibrage des sondes, retour IHM…), puis nous testons la partie automatisme.
Cette partie consiste à vérifier toute l’analyse fonctionnelle (élaborée en amont par le chargé de réalisations) et tout l’automatisme des stations en eaux claires pour que le démarrage en eaux brutes se passe bien.
Personnellement, je réalise cette partie au fil de l’eau, c’est-à-dire zone après zone en fonction du schéma hydraulique.

La partie administrative :
Une fois la mise en service achevée, je reporte les modifications effectuées sur l’analyse fonctionnelle et je crée le document d’exploitation et le support de formation pour les futurs exploitants. J’assure souvent la formation pratique sur site car l’étape de la mise en service de la station me permet d’acquérir du recul sur le fonctionnement des équipements.

Cette partie représente une lourde tâche car une station rassemble de nombreux équipements.
Grâce à ces documents, et à la formation, l’exploitant est ainsi capable d’exploiter seul son nouvel outil.

Après la mise en service, je reste en soutien pour les questions d’exploitation et assure une “hotline” technique pour nos clients.

Si je devais citer 3 qualités essentielles d’un metteur en route :

L’autonomie :
Même en relation avec un automaticien, je dois être capable de répondre à de multiples questions, qu’elles soient d’ordre technique ou contractuel.
La réactivité :
Je fais le maximum pour traiter les incontournables aléas liés au démarrage d’équipements neufs. Il faut savoir gérer les imprévus et trouver des solutions pour avancer.
La polyvalence :
Il faut être capable de faire fonctionner tous les équipements : par exemple, réparer une pompe, une tuyauterie, ou encore changer des composants électriques dans une armoire électrique.

Si je devais citer 3 avantages à ce métier :

L’expérience :
La variété des mises en service permet d’emmagasiner une expérience professionnelle considérable. Cette bonne connaissance de la réalisation de station peut offrir des possibilités d’évolution au sein d’une société.
La diversité :
Chaque station de traitement possède ses spécificités. Les process sont différents, les clients sont différents. Aucune routine ne s’installe.
La satisfaction personnelle :
Avoir bien démarré une station c’est aussi voir sortir de l’eau épurée, très différente de l’eau brute que l’on voit en entrée. Ma contribution à la protection de l’environnement en quelque sorte.

Ces avantages me permettent aujourd’hui d’évoluer vers un poste de chargé de réalisation de petites stations.

Si je devais citer 3 inconvénients :

Les déplacements à l’étranger :
Souvent difficiles, non pas par le déplacement en lui-même mais surtout par le déroulement du chantier. Chaque pays a sa propre culture et cela se ressent sur la façon de travailler des gens sur le chantier, il faut donc s’adapter à chaque fois à une nouvelle situation.

La pression psychologique :
Étant le dernier maillon de la chaîne, le client attend de moi que sa station fonctionne rapidement.

Milieu difficile :
Certaines mises en route se font dans un environnement hostile (températures élevées, odeurs, produits dangereux). Il faut donc toujours rester vigilant et concentré sur la sécurité.

Ma formation :
Bac S option SVT.
DUT génie chimique, génie des procédés option bio-procédés.
Licence professionnelle “procédés de traitement et valorisation des rejets”.
Technicien Metteur en Route KWI depuis 3 ans, promu Cadre Chargé de Réalisations en janvier 2015.

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01/04/2013, HydroPlus, n°215, Techniques, L'avis des pros, p. 44.

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Hydroplus n°215. Avril 2013
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